Les douleurs

Distinguons quelques douleurs différentes qui peuvent affecter le patient :
les crampes Ce sont les douleurs les plus fréquentes et les plus spécifiques dès les stades initiaux de la maladie.
Les dérivés de la quinine (hexaquine) sont actifs et très souvent prescrits.
Certaines crampes peuvent être très violentes et très douloureuses. Lorsqu’elles se situent à la paroi thoracique ou à l’abdomen, elles peuvent faire penser à un problème cardiaque.
les courbatures La prescription d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) est la règle. La prescription de corticoïdes est à éviter. Votre médecin saura vous aider à gérer efficacement ces courbatures.
les douleurs posturalesLeurs causes peuvent être multiples.
  • Il peut s’agir de douleurs de posture liées à l’immobilité avec des rétractions douloureuses des muscles et des tendons.
    Elles sont améliorées par une mobilisation des points d’appui, des soins de kiné (massages relaxants) et par les médicaments traditionnels prescrits -anti-douleurs, AINS, y compris les dérivés morphiniques dans le cadre de prescriptions ajustées.
  • Il peut exister des douleurs rebelles résistantes aux antalgiques de faible intensité.
    Votre médecin pourra vous prescrire certains antidépresseurs qui ont la particularité d’agir sur ce type de douleurs. Ils seront pris le soir pour faciliter l’endormissement. Ils présentent de plus la particularité d’amener une sècheresse de la bouche ce qui peut être intéressant dans votre cas. Ceci sera évalué par votre médecin, au même titre que l’emploi de dérivés morphiniques.
    Tous ces médicaments nécessitent une posologie particulière que votre médecin saura adapter à votre état.
    Des douleurs dues à la raideur sont très fréquentes .Des traitements spécifiques existent et votre médecin connaît les associassions à éviter dans ce type de prescription, en particulier avec les dérivés morphiniques et les benzodiazépines
  • Des douleurs dues à la raideur sont très fréquentes. Des traitements spécifiques existent et votre médecin connait les associations à éviter dans ce type de prescription,en particulier avec les dérivés morphiniques et les benzodiazépines.
RUSES ET TRUCS
En dehors des prescriptions de médicaments, certains moyens simples peuvent être employés pour diminuer les contractures :
  • bains froids (ce n’est pas toujours très confortable)
  • pratique de mouvements lents d’étirement
  • kiné adaptée.
Bien des douleurs cèdent à une mobilisation, aux massages, à la kiné de relaxation.
l’asthénieElle peut être le fait d’une prise alimentaire insuffisante, d'un sommeil perturbé.
Une bonne hygiène de vie, une alimentation variée, de longs instants de repos améliorent souvent la situation.
la fatigueElle est quasi constante et ne doit pas être consécutive à une activité physique visant à « donner un coup de fouet ».
Il est impératif de s’accorder de longs moments de repos. On peut atténuer les effets de la fatigue en s’accordant dès ses premières manifestations une période de repos, et en établissant une stratégie d’épargne de ses forces.
La fatigue se manifestera par des gestes plus lents, de l’essoufflement, un désintérêt à l’égard des choses, objets habituellement d’attention.
Des douleurs, une alimentation insuffisante, des tâches de plus en plus difficiles à exécuter aggraveront l’effet fatigue.
En plus des périodes de repos à respecter, il est impératif que l’entourage comprenne que solliciter n’est pas la solution, et admette cet état.
Il convient de tout mettre en œuvre pour faciliter les tâches par les moyens de substitution qui existent :
  • Se servir du fauteuil pour soulager et étendre son périmètre d’intervention
  • Aménager l’environnement pour rendre plus aisés les déplacements, supprimer des obstacles (les tapis, les meubles gênants…)
  • Mettre à portée de mains de tous les éléments utiles dans les activités de la vie courante, grâce à des tables roulantes, de petits meubles à tiroir sur roulettes…
  • S’économiser dans ses déplacements en organisant le circuit de façon rationnelle, et éviter de se mobiliser pour aller chercher une fourchette puis une cuillère. Tous ces objets de la table peuvent se trouver réunis dans une boîte de collecte ou présent sur une table roulante à proximité – ceci pour ne prendre qu’un exemple.
  • Ne sortir que déjà reposé.
  • Se nourrir convenablement et surtout suffisamment.
  • Eviter la prise de bains chauds qui peuvent aggraver l’effet lassitude.