Troubles du comportement

Nous pouvons déceler plusieurs types de troubles du comportement :
L’anxiétéSes causes sont diverses et peuvent découler de l’angoisse face à la maladie. L’anxiété doit être traitée.
Votre médecin peut vous prescrire des benzodiazepines ( exemples Valium , Rivotril,Urbanyl…ou le générique que votre pharmacien peut vous proposer)
Votre médecin ajustera la posologie selon votre état respiratoire.
On évitera de boire du jus de pamplemousse simultanément avec la prise de ce traitement. Celui-ci peut entraver l’absorption correcte du médicament, en l’accélérant.
L’angoisse et la dépressionIl faut dissocier les dépressions vraies des simples troubles de l’humeur.
Les dépressions vraies, qu’un handicap sans cesse évolutif majore, doivent être repérées par votre médecin.
Elles seront traitées par une prescription spécifique d’antidépresseur.
Les simples troubles de l’humeur sont caractérisés par une tristesse installée et un détachement des événements présents pourtant vécus par l’entourage avec intensité.
La labilité émotionnelle : rires et pleurs inexplicablesOn assiste à des rires ou des pleurs difficiles à calmer, inexpliqués et inexplicables par le vécu de l’instant.
Les émotions sont alors incontrôlables, causées parfois par un événement d'une banalité surprenante.
Elles nécessitent, les premières fois du moins, une explication auprès de l’entourage face à cet éclatement inattendu des émotions.
Votre médecin peut vous prescrire des antidépresseurs de différentes familles pharmacologiques.
Ces médicaments seront plus volontiers pris le soir pour favoriser l’endormissement.
On évitera la prise d’alcool.
Cette attitude de rires et pleurs inexplicables sera relatée à votre médecin qui, de lui-même sans doute, vous questionnera sur ce point très fréquent.
Les changements de comportementGénéralement la SLA n’affecte pas la pensée.
Mais l’anxiété aidant, les difficultés à réaliser certains gestes, certains mouvements peuvent vous amener à une réduction du raisonnement et des capacités à faire face aux nouveaux problèmes qui se présentent.
Cela peut se manifester par une certaine apathie, ou au contraire une agitation inhabituelle avec des sautes d’humeur, un comportement social inapproprié.
Il faut en parler à votre neurologue de façon très ouverte.